De tout et de rien
C'est l'histoire d'une passion amoureuse adultère qui se termine mal. Le mari, qui n'accepte pas le partage, tue sa coupable épouse, mais accepte d'en payer le prix en se laissant prendre par la police. L'amant, quant à lui, désespéré, ne peut survivre à sa bien-aimée et se pend. Scénario à la "Arlequin". Mais, il y a le traitement Dormann et son style. Elle est capable d'écrire des choses très belles. Comme celle-ci, par exemple : "Sur la colline, une maison basse couverte de tuiles romanes bâille par ses fenêtres sur un fouillis végétal que l'été accable. Devant la maison, il y a une terrasses de petits cailloux et là une table recouverte d'un parasol bleu. Un guêpe achève de se soûler au bord d'un verre de citronnade oublié. Le ciel chauffe dur. Des cigales en folie ont entrepris de limer la terre. On entend aussi le cliquettement régulier d'un jet rotatif sur la pelouse très verte qui prolonge la terrasse en contrebas, jusqu'à une haie de roseaux dont les feuilles sèches blessent un horizon marin. Quelqu'un claque une serpillière sur un pavé humide. Quelqu'un d'autre tape à la machine dans les profondeurs de la maison, d'un doigt malhabile mais obstiné... "