De tout et de rien
A l'instar de ses États, l'Europe va mal et a dû, pour obéir au sacro-saint rigorisme ultra-libéral d'aujourd'hui, diminuer les cotisations nationales qui la font vivre. Il lui a donc fallu ensuite tailler dans les dépenses. Et, comme souvent dans les cas semblables, on a tapé dans les coûts sociaux. L'argent que l'on destinait aux démunis a été réduit à la portion congrue, passant de 500 millions à 360 millions d'€uros par an, soit une baisse de près de 30%. Excusez du peu ! Évidemment, les associations caritatives faisant dans la distribution alimentaire s'arrachent les cheveux et s'angoissent à l'idée de devoir renvoyer chez eux une part importante de ceux qu'elles aidaient jusqu'ici. Qui prétendrait donc que l'Europe ne se préoccue pas du social ? Du social, elle en fait, c'est sûr, mais à l'envers !