De tout et de rien
On a trouvé le truc pour protéger les compagnies pétrolières des conséquences de leurs méfaits. Avant de les condamner pour les péjudices côtiers qu'elles auront provoqués, on se demandera où se sera passé le naufrage. Et si celui-ci advient en dehors des eaux territoriales, on ne pourra judiciairement poursuivre. Surtout si le bateau en question navigue sous un pavillon étranger (et donc de complaisance). Total, qu'on avait fort justement rendu responsable du sinistre de l'Erika, se frotte évidemment les mains : il va sans doute être éxonéré des charges auxquelles il avait été condamné. Quant aux lobbies du même tonneau, ils vont pouvoir désormais souiller sans crainte nos paysages. Pourquoi se gêneraient-ils d'ailleurs ? Il leur suffira de tenir leurs navires dans les bonnes eaux. On obéit là, paraît-il, au droit, ce qui démontre, hélas, que le droit ce n'est pas forcément pas la justice. Cette affaire me paraît, au total, tout de même très choquante.
PS : J'ai entendu que Total, en cas de non-lieu, ne réclamerait pas aux Bretons les sous qu'il leur a déjà versés. Faudrait avoir un sacré culot pour agir autement !