De tout et de rien
Justice à deux vitesse
Un de mes voisins dort aujourd'hui en prison. Il a, paraît-il, volé des chéquiers et commis quelques autres larcins. Sa femme déprime, contrainte de s'occuper seule de ses trois enfants. Heureusement aidée par une famille attentive. Mais, bon, il aurait sans doute été mieux inspiré de rester honnête. Quand on enfreint la loi, on est puni, c'est normal.
A l'autre extrémité, Charles Pasqua, ce politique apparemment bonhomme que tout le monde connaît, accusé d'avoir détourné des millions, ne dormira pas, lui, en prison. Le procureur général, sûr de son fait, avait pourtant requis contre lui quatre ans de prison, dont deux fermes, et 200 000 € d'amende. Et que croyez-vous qu'il arriva ? Il fut partiellement "blanchi" (bravo les avocats !) et condamné à seulement un an de prison avec sursis et dispensé d'amende.
On ne discute pas les décisions de justice. Circulez ! La justice ? Quelle justice ? Vous croyez, vous, que ça existe encore la justice ? Ben, oui, on est en démocratie tout de même ! Ah, bon !