De tout et de rien
Arrêter la performance
Le compagnon de mes vacances bretonnes. Jusque l'an dernier, je chevauchais fièrement un vélo de course, type Poulidor ou Bernard Hinault. Je souffrais comme un damné (on n'a pas tous les jours vingt ans), mais je mettais mon point d'honneur à ne jamais mettre pied à terre, même dans les côtes les plus sévères. Cette année, j'ai mis ma vanité dans ma poche et je me suis baladé sur un coursier plus pépère. Avant, j'avais l'oeil dans le guidon, soucieux de la performance. Là, il est devenu périphérique. J'ai pris le temps de mieux regarder autour de moi, de m'arrêter, de prendre la photo, de discuter parfois le bout de gras avec le paysan du coin. Le pied, quoi ! Et tant pis si ce n'était pas un pied ailé !