De tout et de rien
Ils avaient réussi, à force de ténacité, à chasser Moubarak et s'étaient choisi, pour le remplacer, Mohamed Morsi, qui, la main sur le coeur, leur avait promis la démocratie. Mais, bon, ils auraient dû se méfier : leur nouveau président était issu des Frères musulmans. Monsieur Morsi vient de tomber le masque. Il a décidé de forcer un peu la constitution et de s'arroger un certain nombre de pouvoirs du genre discrétionnaire. Alors, peu à peu, on commence à réoccuper la place Tahrir. "L'Egypte, explique un manifestant, entre dans une nouvelle révolution, car notre intention n'était pas de remplacer un dictateur par un autre." Ce ne sera pas facile. On ne recommence pas une révolution comme ça, sur commande. Chat échaudé craint l'eau froide. Aussi, Morsi va s'y opposer. pour le moins fermement. La démocratie, au sens vrai du terme, a décidément beaucoup de mal à s'implanter dans la région...