De tout et de rien
L'histoire de l'arroseur arrosé
Victor Orban, le premier ministre hongrois, exerce, depuis le début de ce mois, la présidence du Conseil de l'Union Européenne. Son intronisation ne s'est pas faite dans la sérénité la plus totale, c'est le moins que l'on puisse dire. On lui reproche, entre autres, d'avoir, contre les règles communes, cadenassé les médias de son pays, menaçant les journalistes d'amendes faramineuses en cas de papiers estimés "contraires à l'intérêt public". Une formulation assez vague pour permettre toutes les interprétations abusives.
Bien entendu, notre donneur universel de leçons de morale s'est engouffré dans la faille et a fustigé les attitudes liberticides du leader hongrois. Lequel l'a sèchement renvoyé dans les cordes en lui faisant toucher du doigt ses propres entraves aux libertés médiatiques. Monsieur Sarkozy s'est-il soudain senti morveux ? En tout cas, il n'a pas insisté. Quand on veut dicter sa conduite aux autres, il faut d'abord être irréprochable. Et toc.
Ceci étant, il faudra bien que Victor Orban passe sous les fourches caudines des règles communautaires. Les lois qui régissent le fonctionnement de notre Union Européenne s'appliquent à tous. Même à la Hongrie !