De tout et de rien
J'ai lu quelque part que l'un des supplices les plus cruels était la privation de sommeil. Je l'ai vécue cette nuit. Les locataires du premier avaient sans doute une fête familiale à célébrer et ils l'ont fait de la manière la plus bruyante qui soit : musique syncopée, chants braillés, cris, interpellations (avinées ?), etc. Impossible donc de trouver le sommeil ! Que faire ? J'aurais bien taquiné madame, mais l'atmosphère n'était guère à la bagatelle. J'aurais bien ouvert un bouquin, mais j'ai besoin de silence pour lire. Aller frapper chez eux ? J'aurais malheureusement cassé l'ambiance. Appeler la police ? Ce n'est pas le genre de la maison. Je ne conte jamais mes peines à la maréchaussée. Alors, attendre, les yeux fixés sur un plafond invisible, lorgnant sans cesse les minutes électriques défilant sur le réveil de la table de nuit. Sûr que lundi, je vais acheter des boules Quiès. En cas de récidive. Mais, bon, je dois à l'honnêteté de dire que ces gens-là sont de braves gens et qu'ils ne sont pas coutumiers du fait. Il faut parfois savoir montrer de la patience ...