De tout et de rien
Ponction
Je suis en retraite depuis un temps certain et j'ai vu, chaque année, ma pension croître régulièrement. Oh, pas énormément ! La plupart du temps, son gain annuel était de 1,5% et ne me permettait pas de m'offrir les folies dont j'aurais rêvé. Mais, ça progressait. Ce mois-ci, et pour la première fois, ma retraite a diminué !
Bon, pour être tout à fait honnête, je concéderai que ma pension proprement dite n'a pas bougé (elle sera sans doute même augmentée le mois prochain). C'est ma cotisation de mutuelle qui s'est envolée, menant à la baisse, ipso facto, le total de mes gains. Je n'en veux pas à ladite mutuelle : elle a été contrainte, comme toutes ses semblables, de faire monter ses tarifs. L'Etat (merci, monsieur Sarkozy) s'est partiellement défaussé de ses obligations en matière de Sécurité Sociale, obligeant les mutuelles à se substituer à lui d'autant.
Je ne prétends pas qu'il faut refuser systématiquement toute réforme de la Sécurité Sociale. Je réclame seulement de nos gouvernants qu'ils ne jouent pas les hypocrites et qu'il acceptent d'avouer le transfert aux mutuelles d'une partie (de plus en plus forte) des coûts de la Santé. Admettant du même coup que les assurés sociaux devront, de manière supplémentaire, cracher au bassinet. Question subsidiaire : est-on sûr vraiment, comme l'affirme notre président, que le pouvoir d'achat des gens augmente ? Je crois qu'on peut raisonnablement en douter.