De tout et de rien
Ségolène Royal, Claude Guéant, Frédéric Lefèvre, Jean-Luc Mélenchon, Jack Lang sont passés à la trappe lors des législatives. C'étaient tous des parachutés. Leur mauvaise fortune démontre que les gens n'aiment pas qu'on leur impose des vedettes venues des appareils. A leurs yeux, le député doit être du lieu, l'un des leurs, prêt à mouiller sa chemise pour défendre leurs intérêts. Je continue de penser que les parachutages sont politiquement immoraux et qu'on ne devrait y recourir qu'avec l'accord explicite des locaux. Bien sûr, certains m'opposeront que la fin justifie les moyens, qu'on ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs, qu'il faut parfois, quand c'est nécessaire, savoir s'asseoir sur ses principes. C'est un raisonnement qui ne m'est pas tout à fait hermétique. Mais je pense qu'il y a des valeurs qu'il faut à tout prix respecter. Celle du respect des autres, en particulier. Et tant pis si l'on me dit ringard de le prétendre...