Morne l'après-midi des dimanches, l'hiver, Dans l'assoupissement des villes de province, Où quelque girouette inconsolable grince Seule, au sommet des toit comme un oiseau de fer.
Il flotte dans le vent on ne sait quelle angoisse ! De très rares passants s'en vont sur les trottoirs : Prêtres, femmes du peuple en grands capuchons noirs, Béguines revenant des saluts de paroisse.
Des visages de femmes ennuyés sont collés Aux carreaux, contemplant le vide et le silence, Et quelques maigres fleurs, dans une somnolence, Achèvent de mourir sur les châssis voilés.
Et voici que soudain les cloches agitées Ebranlent le beffroi debout dans son orgueil, Et leurs sons, lourds d'airain, sur la ville au cercueil Descendent lentement comme des pelletées.
Georges Rodenbach
(toile représentant l'auteur par Lucian Lévy-Dhurmer)
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Tous les jours de la semaine<br />
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Sont vides et sonnent le creux<br />
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Bien pire que la semaine<br />
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Y a le dimanche prétentieux<br />
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Qui veut paraître rose<br />
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Et jouer les généreux<br />
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Le dimanche qui s'impose<br />
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Comme un jour bienheureux<br />
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Je hais les dimanches !<br />
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Je hais les dimanches !<br />
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Dans la rue y a la foule<br />
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Des millions de passants<br />
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Cette foule qui coule<br />
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D'un air indifférent<br />
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Cette foule qui marche<br />
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Comme à un enterrement<br />
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L'enterrement d'un dimanche<br />
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Qui est mort depuis longtemps.<br />
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J.Greco<br />
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Je découvre ce poëme et il me plaît beaucoup quoique....Quoiqu'il me fasse penser à ces dimanches gris de mon enfance où tout semblait s'être arrêté au village et où, le nez collé à la vitre de la<br />
cuisine, on attendait que la journée se termine...et que la vie reprenne...vite.<br />
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morne.... ruines.... mais enfin mon bon AB serais-tu devenu un triste sire...pourtant il fut ( de biére) un temps où nous nous connai- tasse ( à café) et tu ne dédaignais pas tremper<br />
ton p'tit lu ( le courrier picard) dans deux doigts de gingin.... bon gingembre à t'nâge c'est encore plus mieux ... hi hi Ta pie<br />
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QUI DISAIT : JE HAIS LES DIMANCHES ; il me semble que c'était Juliette GRECO. Pourquoi un jour plus qu'un autre ; les dimanches ont leur charme !!!!!!!!!!!!!!<br />
Ici au bord de l'océan, nous pouvons voir beaucoup de jeunes et d'enfants ; cela nous change des "retraités" que nous sommes d'ailleurs.<br />
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l'Hiver je fais davantage de repas d'amis.J'essairais de rater les plats mais je n'y arrive pas alors ils reviennent lol!!!Bonne nuit.BBises<br />
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A comparer avec "les taureaux s'ennuient le dimanche" de Brel.<br />
je suis un paysan qui ne peut pas se passer de la mer les pieds sur terre.<br />
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Houahhh !! Ca fiche le bourdon dis donc.... On a envie de partir en courant .... Bon ici fait pas chaud mais ce n'est pas aussi triste que dans ce poème. Bisous Flo.<br />
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J'adore ce poème, c'est exactement ça dans certains villes de province, et tellement bien décrit...<br />
Merci pour ce partage.<br />
Bonne fin de journée à toi <br />
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c'est tellemnt réaliste, enfin les jours de pluie et de brouillard, ce n'est pas mon cas aujourd'hui, grand beau et un air vivifiant!!! bonne fin de dimanche, bisous<br />
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t'as le spleen!!!quand il pleut tu prends ta douce.......2 livres et tu files sous la couette!!LOL!!!!!ben moi j'aime la pluie!<br />
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