De tout et de rien
Coupable ?
Texas, Etats-Unis. Claude Jones n'était pas un enfant de choeur. Il a eu, un jour, la fort mauvaise idée de braquer avec deux complices une boutique de spiritueux. Agression au cours de laquelle le propriétaire du magasin fut abattu. Jones, qui prétendait avoir attendu ses copains dehors, en fut cependant accusé, condamné à mort et, il y a dix ans, exécuté. Pas formellement reconnu comme le tueur par les témoins du braquage, il a été confondu par un cheveu trouvé dans la boutique et désigné comme lui appartenant. On a bien reconnu, à l'époque, que l'examen l'affirmant n'était pas fiable à 100%, mais on est allègrement passé outre. Il fallait bien trouver un coupable. Or, on vient de découvrir, grâce à une recherche d'ADN, que le cheveu en question était celui de la victime. S'il n'est pas sûr que Jones n'ait pas commis ce meurtre, on a quand même pris le risque de tuer ici un innocent. Un argument supplémentaire pour condamner la peine de mort. Sans compter qu'on pourrait aussi considérer la mort légalement infligée comme un crime ajouté. Ce qui mériterait, bien sûr, un plus vaste débat.