De tout et de rien
Étourneaux
Chaque année, à pareille époque, les étourneaux envahissent Cherbourg en nombre illimité. Hier, on en comptait entre 75 000 et 100 000. Ils ont décidé de passer l'hiver chez nous et ont choisi de privilégier notre bonne ville pour en faire un dortoir. Au grand dam des habitants, qui ne supportent plus leurs piaillements incessants, les fientes qui salissent tout (du trottoir aux voitures) et les odeurs qui les obligent à se pincer le nez. Un seul remède : l'effarouchement. Avec l'objectif de les stresser (pardon, Brigitte !) pour les inciter à aller sommeiller ailleurs. La mairie lance des fusées aveuglantes et pétaradantes ou leur envoie, par hauts-parleurs interposés, le craint cri du geai (le prédateur qu'ils craignent au point d'en faire parfois des crises cardiaques). Les riverains participent eux-mêmes aux battues en tapant sur leurs casseroles à qui mieux mieux. Mais, c'est comme pour le mal de dents, l'analgésique soulage un moment, mais la douleur revient vite. Ici, les étourneaux, têtus, s'éloignent un peu, mais reviennent sans trop tarder...