De tout et de rien
Photo Euronews
Les Américains viennent de mettre fin à une guerre illégitimement engagée en Irak par Bush junior il y a neuf ans. Il s'agissait officiellement d'interrompre le règne sanglant de Saddam Hussein, mais, plus prosaïquement, on voulait mettre la main sur le pétrole local. Le casus belli alors avancé, la présence sur le territoire d'armes de destruction massive, s'est vite avéré mensonger, mais on n'en a eu cure et on a décidé d'envahir tout de même le pays. Au bout d'une presque décennie de combats, où en est-on ? Le pays est désorganisé, en guerre civile larvée (entre Sunnites et Chiites), les Yankees ont perdu 4 500 hommes et les Irakiens plus de 100 000 ! Fallait-il cependant laisser Sadam Hussein continuer d'opprimer son peuple ? Certes non. Mais, il y avait d'autres manières d'exercer son "droit d'ingérence" dans la politique criminelle du dictateur. Lequel, surtout si on avait aidé à la chose, aurait été sûrement, à la longue, fermement débarqué (comme en Egypte, en Tunisie ou en Libye). L'Irak serait resté intact et, surtout, le sang aurait moins coulé. Mais, bon, le sang des gens, ça compte si peu pour les hommes de pouvoir ...