De tout et de rien
Epée de Damoclès
Je feuilletais cet après-midi un album de photos contant un mien voyage en Italie. J'étais alors en visite à Pompéi, vous savez cette ville qui, avec sa voisine Herculanum, fut détruite par une gigantesque explosion du Vésuve. C'est un volcan qui reste l'un des plus dangereux du monde, prêt à s'embraser de nouveau à tout moment. Et Naples, qui n'est qu'à une dizaine de kilomètres de là, se sent sous la menace. Les Napolitains savent qu'ils ont là une redoutable épée de Damoclès au-dessus de leur tête, mais ils la regardent avec une certaine philosophie. Advienne que pourra.
Cette image me fait penser à la vie, laquelle ne coule pas toujours comme un long fleuve tranquille. Nous avons sur nos têtes, nous aussi, nos épées de Damoclès : la mort, la maladie, le chômage, la misère, la solitude, le désamour, etc. Tout peut arriver. Nous ne maîtrisons pas totalement notre sort. Faut-il, pour autant, attendre passivement que le malheur nous submerge ? Je ne crois pas. La sagesse n'est pas soumission à ce que nous appelons notre destin.