De tout et de rien
Bachar el Assad vient de franchir un pas supplémentaire dans l'horreur, s'attirant du même coup l'ire légitimement scandalisée du monde extérieur. Cet homme-là, me semble-t-il, doit être suicidaire. Pourtant, il reste au pouvoir. Je me demande d'ailleurs bien pourquoi il s'y obstine si fortement. C'est devenu un roi nu, condamné à la réclusion au palais, devenu paria international, guetté par le tribunal chargé d'instruire les crimes contre l'humanité. J'en passe et de plus ennuyeuses pour lui. Un jour, il va tomber, c'est inévitable. Sa position n'est d'évidence plus tenable. Et, pendant ce temps, dans l'ombre, à l'abri des combats, les frères des Frères musulmans attendent tranquillement leur heure...