De tout et de rien
Jean-Jacques Debacq, préfet de profession, est un homme heureux. Il bénéficie, comme tous ses congénères, de multiples avantages matériels. Il dispose, par exemple, d'une voiture de fonction haut de gamme, une Peugeot 808, et du conducteur qui va avec. Mais, bon, ce brave homme de chauffeur a besoin de ses dimanches pour partager le poulet en famille. Normal. Qu'à cela ne tienne, quand notre préfet veut se promener ce jour-là, il prend lui-même le volant. Et se lâche. Les radars, hélas, sont aveugles et lui ont, fort malheureusement, infligé un total de 700 € de prunes. Une broutille sans doute pour quelqu'un dont les émoluments font dans les hauteurs. Et pourtant, ce devait être trop, car il a fait payer les contraventions en question par son administration. C'est, en tout cas, ce qu'affirme Médiapart, un canard généralement bien informé. Faut tout de même avoir du culot et un sens moral au ras des chaussettes pour procéder de la sorte. Mais, pour être préfet, on n'en est pas moins homme, et il n'y a pas de petits profits ! Ah, j'oubliais de vous dire : ce monsieur est le Directeur de l'Agence nationale du traitement automatisé des infractions routières (l'Antai). A ce titre, il ne manque jamais, bien sûr, de faire la morale aux délinquants de la route et surtout à ceux qui trafiquent pour ne pas régler leurs amendes. "Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais", comme aurait dit monsieur le curé. Quand la soupe est bonne ...