De tout et de rien
Gustave Caillebotte, "Rue de Paris, temps de pluie" (1878)
Gustave Caillebotte (1848-1894) avait un frère photographe, qui devait sans doute l'aider dans son travail de peintre. Si l'on ajoute à cela qu'il préparait avec un soin minutieux les oeuvres qu'il avait en projet, on comprend que ses toiles aient autant de rigueur et de précision. J'avoue qu'en la circonstance j'aurais été heureux de trouver pareil "cadrage". Tout y est : l'originalité du sujet d'abord (on peignait à l'époque plutôt des paysages ensoleillés), la profondeur du champ, la géométrie des lignes, le souci du détail vrai, le choix des couleurs (volontairement assourdies, en accord avec le sujet), etc. Un tableau qui, c'est vrai, ne fait pas rêver, mais qui dit, au contraire, - il faut aussi le faire - le morne de la vie. D'un dimanche comme celui d'aujourd'hui, par exemple. Le ciel est noir derrière ma fenêtre et menace ...