De tout et de rien
Stanczyk de Jan Matejko (1862)
Le fou qu'on voit là s'appelait Stanczyk. Il vivait à la cour de Pologne au début du XVIe siècle et ne craignait pas de dire leur fait aux puissants qu'il côtoyait chaque jour. Il ne s'en contentait d'ailleurs pas, passant l'essentiel de son temps à militer pour l'indépendance de son pays. Ici, par exemple, il est complètement défait, car il vient d'apprendre que Smolensk vient de tomber aux mains des Russes. Seul sans doute à s'en désoler, puisqu'au même moment le bal s'amuse à la cour de la reine Bona. Jan Matejko (1838-1893) en a fait le symbole de la conscience nationale de l'époque, démontrant par là même que ce n'est pas toujours au sommet de l'Etat que règnent la plus grande sagesse et le plus grand sens des responsabilités ... Une curiosité : Matejko a donné au visage du fou son propre visage. Ce n'est sans doute pas sans signification. Ce serait à voir, mais le temps me manque. Et c'est d'ailleurs sans doute sans grande importance ...