De tout et de rien
Le voleur tentait de s'échapper des locaux de la brigade de Draguignan, où il était en garde à vue. Le gendarme a voulu l'en empêcher et a choisi, pour ce faire, de sortir son arme. Laquelle fut en l'occurrence mortelle. On s'attendait donc à ce que le tribunal le condamne pour ce que l'on pouvait considérer comme une énorme bavure. Mais non, il fut acquitté. Au grand dam de la famille, qui a crié au scandale et au déni de justice.
Pourtant, le juge ne pouvait prendre d'autre décision. L'accusé n'avait pas contrevenu à la loi : il avait fait les sommations d'usage et, sans réponse de la part du fuyard, il avait tiré. Comme il en avait le droit. Comme son "devoir" le lui commandait.
Mais, avait-il affaire à un dangereux bandit, capable de tout et qu'il fallait stopper à tout prix ? Peut-être, mais celui-là était resté menotté et venait de sauter d'une fenêtre située à plus de quatre mètres du sol. A mon sens, il n'aurait pu échapper longtemps à de jeunes policiers se lançant à sa poursuite. Pourquoi donc avoir choisi la solution extrême ? Le droit n'excuse pas tout. Et ce qui m'étonne le plus, c'est de lire que la hiérarchie de ce gendame a cautionné ce fait d'arme sans aucun état d'âme. Je me demande parfois dans quel monde on vit ...