De tout et de rien
C'est le jour des mamans
Très tôt orphelin de mère, j'ai mesuré chez les autres ce qu'une maman pouvait avoir de précieux. Et j'ai longtemps envié ceux qui avaient le privilège de pouvoir la célébrer. Depuis, j'ai vécu l'expérience de ce qu'est vraiment une mère à travers les deux maternités de ma douce et celles de mes enfants. Du merveilleux multiplié ...
Tout le monde a sans doute appris, à l'école primaire, l'un ou l'autre des poèmes de Maurice Carême. Vous vous souvenez peut-être de ceui-là, qui honorait les mamans :
Mère
La cuisine est si calme
En ce matin d'avril
Qu'un reste, de grésil
Rend plus dominical.
Le printemps, accoudé
Aux vitres, rit de voir
Son reflet dans l'armoire
Soigneusement cirée.
Les chaises se sont tues
La table se rendort
Sous le poids des laitues
Encor lourdes d'aurore.
Et à peine entend-on,
Horloge familière.
L'humble coeur de ma mère
Qui bat dans la maison.