De tout et de rien
Courses survitaminées
Comment un coureur cycliste aussi célèbre qu'Alberto Contador a-t-il pu être assez sot pour se faire piquer (façon de parler) par les contrôleurs du dopage ? Bien sûr, il jure ses grands dieux qu'il est kleen de chez kleen et clame que, si on a trouvé quelque chose, c'est dû à une "contamination alimentaire". Ben, voyons ! Il doit nous prendre pour des billes et croire qu'on le croit. Faut tout de même pas nous raconter des histoires : tous ces cyclistes qui montent le Tourmalet à la vitesse d'un vélomoteur trafiqué ne se shootent sûrement pas à la limonade. On dit - et je ne suis pas loin de penser la même chose - que nos coureurs super-pros jouent au chat et à la souris avec les contrôleurs des produits interdits et que leur préoccupation première, c'est de toujours avoir un coup d'avance sur les mesures des analyses. Le problème, c'est que, parfois, ils se font prendre de vitesse (un comble !) et qu'ils se prennent alors les pieds dans le tapis. Bon, je ne vais pas les plaindre, ni m'en offusquer d'ailleurs : tout ça, c'est un peu notre faute, à nous qui voulons sans cesse des performances, des médailles et du spectacle.