De tout et de rien
Photo Iferhounene
Dès qu'une émission évoque la Guerre d'Algérie, j'ouvre ma télé. Je suis de ceux qu'on a envoyés là-bas. Hier soir, par exemple, on traitait de la manière dont les autorités de l'époque ont décidé de filmer cette drôle de guerre. On y montrait comment le gouvernement d'alors a édulcoré les faits : il fallait faire beau et lisser les choses. Aussi, les films "officiels" parlaient surtout de la volonté nationale de pacifier, d'agir pour le bien de la population, de fraterniser avec les arabes. En omettant, au passage, d'évoquer la lutte armée qui nous opposait aux "rebelles" dans le djebel. Une lutte difficile et sans concessions. Mais, bon, finalement et bien que vainqueurs sur le terrain, nous avons tout de même dû vider les lieux. Normal. On ne pouvait pas empêcher éternellement les Algériens d'accéder à leur indépendance. Dommage donc que nos politiques ne l'aient pas compris dès 1954, au début du conflit, on aurait fait l'économie d'une guerre et évité 130 000 morts (deux bords confondus). La guerre, dit-on, est une chose trop sérieuse pour qu'on la confie aux militaires. Mais, on s'aperçoit que, lorsqu'on la confie aux politiques, ce n'est pas mieux ...