De tout et de rien
J'ai entendu aux informations télévisées d'hier qu'un village s'est offert les services d'une institutrice pour réouvrir l'école que l'administration avait fermée. Tout le monde est heureux, le village qui voit revivre son bourg, les parents qui ne sont plus obligés d'aller au diable vauvert pour scolariser leurs héritiers, les enfants qui ont droit, chaque jour, à une heure de sommeil supplémentaire et qui vont retrouver, au matin, leurs copains habituels dans la cour de récréation. Il y en a pourtant un qui fait un peu la tronche. C'est le maire, qui doit, évidemment, mettre la main à la poche. Quoique. Il dit que l'affaire ne va pas lui coûter les yeux de la tête, puisqu'il va faire des économies sur les transports scolaires, sur les redevances aux établissements extérieurs, sur la participation à la cantine du midi. Si j'étais ministre (rassurez-vous, il est trop tard), je promouvrais une pareille initiative. Le budget de l'Education Nationale (plus de 60 milliards d'€uros) se dégonflerait d'un coup ! Mais, chut, bouclons-là. Hollande, qui cherche des sous partout, serait bien capable d'adopter le système. Et le pays se viderait de ses écoles, faute de monnaie dans beaucoup de caisses municipales. Mais bon (soupir), c'était tout de même chouette quand il y avait une école dans chaque village de France ! ...