De tout et de rien
ArcelorMittal a éteint ses hauts-fourneaux à Florange. Goodyear a décidé de ceser son activité à Amiens. Faute de repreneurs fiables, la raffinerie Pétroplus a, elle aussi, fermé ses portes. Quant à PSA, le voiturier, il résiste encore un peu, mais va prochainement abandonner son site d'Aulnay-sous-Bois. La valse des défections industrielles continue. Plus à trois temps, mais à mille temps. La France devient carrément un désert. Hollande nous dit son impuissance à changer les choses. La faute, explique-t-il, à l'ultra-libéralisme mondial et au diktat de l'€uro. On se serait donc pris les pieds dans le tapis en acceptant ces deux contraintes ? Sans doute, en effet. On a manqué de réflexion en nous y soumettant. Notre consolation, dit-on, c'est que nous ne sommes pas les seuls dans la crise. Tout le monde a suivi et rien ne va plus nulle part. Et depuis, c'est vrai, nous assistons de loin et impuissants à l'enichissement des gros et à la paupérisation du peuple au labeur (quand il en a). A terme, nous allons mourir devant nos assiettes vides pendant qu'à côté les buffets seront pleins. Allons-nous, comme la Belle au bois dormant, attendre cent ans avant de nous réveiller ?