De tout et de rien
Depuis 50 ans, des familles continuent de pleurer ceux des leurs qui, en 1962, date de l'indépendance de l'Algérie, ont brusquement disparu, sans doute massacrés. En représailles évidentes aux exactions de l'OAS et à tout ce que les gens du pays avaient subi lors des conflits sanglants qui les avaient opposés à la France pendant huit ans. Parmi ces disparus, les Cohen. Hélène, la petite-fille, vient de conter leur douloureuse histoire dans un film qui est passé hier soir, tard, sur FR3. Un film bouleversant d'émotion contenue. Sa mère, sauve, n'a jamais pu refermer ses plaies. Nostalgique d'un bonheur qui, un jour de Juin 1962, s'est brutalement arrêté. "De cette famille, il n'est resté personne, conclut-elle. Elle était trop bien. Cela a dû gêner Dieu et ses saints. C'était mieux que le paradis. Mais fallait pas faire concurrence." Dieu, c'est vrai, est trop souvent distrait ...