De tout et de rien
Ali Khamenei (photo AP)
L'Iran, qui se targue d'être un pays démocratique, doit élire son président en Juin prochain. On aurait dû, évidemment, s'attendre à ce que le scrutin soit ouvert à tous les candidats possibles. Mais c'était compter sans le Conseil des gardiens de la Constitution. L'Etat, ultraconservateur (sinon dans les textes, du moins dans l'esprit), a, sur ses injonctions, prononcé de multiples disqualifications. Ne restent en lice que des candidats émargeant dans des partis conservateurs. Un réformateur fera cependant partie du lot. Avec les chances de succès final que vous devinez. J'ai la liste de tout ce monde-là. Je pourrais vous la donner. Mais elle n'a aucune importance. Sera très probablement élu celui qu'aura "choisi" l'ayatollah guide suprême, Ali Khamenei. Les Iraniens de la rue ont fait sauter bien des verrous et gagné des pans de liberté. On ne manie plus les peuples aussi facilement qu'on le voudrait. Mais, ils n'ont pas encore vraiment acquis la possibilité du libre choix de leurs dirigeants. Un jour, sans doute. Mais quand ?