De tout et de rien
Le cas Domenech
Le moins que l'on puisse dire, c'est que Raymond Domenech n'est pas un grand communicant. Je l'ai écouté et regardé mardi soir lors de la conférence de presse qu'il a donnée après son annonce de la liste des sélectionnés au Mondial. Il est perpétuellement sur la défensive et tendu comme un ressort. Il esquive les questions qui l'embarrassent, s'emberlificote dans ses explications, botte en touche quand il ne veut pas répondre, joue parfois les persifleurs. Mais, pour être franc, je ne voudrais pas être dans ses godasses (sauf peut-être pour les émoluments). Personne ne l'aime. Trente millions de sélectionneurs le prennent pour un nul et seraient prêts à lui donner la leçon. Et si, tout simplement, nos joueurs n'étaient pas bons ! Quoi ? Je dis des bêtises ? Vous êtes sûr ? Bon, je vous concède que les choses ne sont sans doute pas aussi simples que cela. Domenech a sûrement sa part de responsabilité dans les piètres résultats de l'équipe de France. Mais, quand même, ce n'est pas lui qui chausse les crampons ...