De tout et de rien
Sainte Échelle
C'était hier chez nous la fête de la Sainte Échelle. Sainte Échelle, Ascension, vous voyez le rapport, bien sûr. Une fête dont le point d'orgue est une cavalcade de groupes musicaux à costumes venus d'ailleurs. Au temps jadis, ce défilé était interminable. On attendait avec une impatience amusée le char final de la miss des lieux, inévitablement flanquée de ses deux dauphines. La foule était nombreuse, joyeuse et prête à s'allumer. Elle emplissait ensuite les terrasses des cafés, décorées de verdures fraîches, et déambulait dans les allées noires du champ forain. Aujourd'hui, tout cela s'est éteint. La verdure a disparu, les cafés sont fermés pour la plupart, les manèges sont devenus squelettiques. Reste la cavalcade, qui pérennise la fête, mais se fait moins dense d'année en année. La foule s'amenuise aussi, inintéressée ou partie s'amuser ailleurs. Où donc ? Va savoir. Tout se perd, ma bonne dame. Mais, ça ne fait rien, l'année prochaine, j'y retourne...