De tout et de rien
Je ne veux surtout pas céder à la tentation, trop souvent répandue, d'accuser les Français issus de l'immigration d'être coupables de tous les méfaits qui se commettent dans l'hexagone. Les Français de souche n'ont rien à leur envier sous ce rapport. Mais, je n'admets pas non plus ce tabou qui nous interdit, sous peine d'être taxés de racisme, d'évoquer les délits qu'ils perpétuent sur le territoire. Je me souviens, à ce propos, de ce que me disait un jour ma fille, alors responsable de cafétéria dans le centre-ville : " Les seuls qui mettent le bazar, c'est un groupe de maghrébins. Mais, quand je leur demande de se tenir tranquilles ou de sortir, ils refusent, m'accusant chaque fois d'être raciste." Quelle que soit l'identité des gens qui font des mauvais coups, ils ont à en répondre devant la justice. S'ils sont "noirs ou arabes", ils n'ont pas, en l'occurrence, à se sentir blessés ès qualités, ni à se prévaloir de l'évident respect qu'on doit à leur dignité communautaire.
Ce qu'on appelle le "délit de faciès" est choquant et doit évidemment être proscrit. Le monde de l'immigration n'a pas à être pointé d'un doigt systématiquement réprobateur. Mais, appartenir à cette communauté ne doit pas non plus être, en tant que tel, un prétexte automatiquement protecteur. La République doit être la même pour tous.