De tout et de rien

Perdre son insouciance
Richard Gasquet, le tennisman, vient d'être innocenté de l'accusation de dopage qui lui était adressée et va pouvoir reprendre la compétition. Je l'ai entendu ce matin à la radio et j'ai été persuadé qu'il disait vrai en affirmant qu'il avait été abusé par de faux "amis", lesquels lui avaient avaler à son insu un produit illicite. De la cocaïne, je crois. Suis-je naïf ? Peut-être. Je ne sais pas. En tout cas, j'ai été, je le répète, convaincu de sa sincérité. Mais, ce qui m'a surtout frappé, c'est son désenchantement. "Je m'aperçois, a-t-il dit en substance, que le monde est dur, parfois même impitoyable, et j'ai perdu, dans cette affaire-là, ce qui faisait ma belle insouciance". L'insouciance, c'est le privilège de la jeunesse. On ne devrait jamais faire quoi que ce soit qui la menace. On la perd bien assez tôt !