De tout et de rien
L'expression de ce bonheur fragile et fugitif éprouvé un soir par le héros du livre de Calaferte (lisez dessous) m'a rappelé ce texte que j'écrivais l'an dernier et auquel je ne retire aucune ligne :
C'est quand le bonheur ?
- Quand j'ouvre les volets et que, derrière, brille un soleil radieux,
- Quand Rosanne, ma petite-fille, me jette ses bras autour du cou,
- Quand jacassent ses frères réunis autour de la table familiale,
- Quand je partage la convivialité d'un apéritif entre amis,
- Quand éclate de rire ma mie (son rire n'appartient qu'à elle !),
- Quand je tourne, fébrile, les pages d'un livre qui me passionne,
- Le matin des départs lointains (vers l'Italie, vers l'Espagne, ailleurs),
- Quand je marche le long de la mer, le soir et le silence venus,
- Quand ma douce, au creux du lit, s'approche pour le câlin,
- Quand j'écoute Dvorak et sa Symphonie du Nouveau Monde ...
J'arrête. Quand on prend le temps de chercher, il y a mille et mille occasions de s'offrir du bonheur. En ces temps où l'on dit que rien ne va, il faut se hâter de les saisir. Tenez, laissez un instant ce que vous faites et dressez-en la liste. Vous verrez que, comme moi, vous n'aurez pas assez de la page pour les énumérer.