L'enfant pleurant, de Puget.
Je ne pense pas qu'il y ait de pédophiles heureux. Je crois, en tout cas, qu'ils ne le sont pas tous. Hier après-midi, quelques uns d'entre eux l'ont confirmé lors d'une émission télévisée. Ils n'aiment pas ce penchant qui les amène à vouloir l'intolérable. Ce qu'ils veulent en majorité, c'est se faire soigner, car ils ont peur, pour la plupart, de passer à l'acte, entraînés par une pulsion devenue soudain irrépressible. J'ai été, je l'avoue, ému par le témoignage de l'un d'entre eux qui, se sentant sur le point de céder à ses instincts, s'est adressé à son psychiatre qui, trop occupé, a refusé de le recevoir, puis au commissariat qui s'est désisté, se disant impuissant à bouger en l'absence de délit (!) et qui n'a enfin trouvé refuge qu'à l'hôpital. Loin de moi, bien sûr, le désir de vouloir excuser les actes souvent épouvantables perpétrés par certains d'entre eux. Mais, on peut tout de même regretter que les autorités ne mettent pas au premier chef de leurs soucis la prise en charge médicale de ces gens-là. Ces soins sont prévus, mais presque jamais donnés ou de manière inadéquate. "On m'a donné, dit l'un, des somnifères. Tu parles ...".